rss Cet article est disponible en format standard RSS pour publication sur votre site web :
http://e-studeo.fr/data/fr-articles.xml

logo.gif

Thème 2 : Comment se crée et se répartit la richesse ?

 La synthèse du cours   Nettement plus




NathanReflexeEco.gif
 Source : ressources NATHAN Réflexe



 

3. LA CREATION ET LA MESURE DE LA RICHESSE

 

 

I. Quels sont les facteurs de production qui contribuent à la création de richesse ?

A. Le facteur travail et l’économie du savoir

Le facteur travail est constitué par l’ensemble des activités humaines rémunérées, dont l’objectif consiste à produire des biens et des services. Proposé par les ménages, il est acheté par les entreprises et les administrations. Sans lui, aucune production n’est possible. Il revêt à la fois un aspect quantitatif (le nombre d’heures travaillées, l’effectif de la population) et un aspect qualitatif (l’expérience, l’acquisition de savoirs).

Les économies actuelles sont marquées par l’omniprésence des savoirs (savoir, savoir-faire, savoir-être). Ils permettent d’améliorer l’efficacité productive en adaptant continuellement l’homme à son environnement professionnel. Le savoir constitue un investissement, tant pour l’individu que pour l’organisation, dans le cadre de formations et d’apprentissages. Dans les pays développés, il s’agit d’un facteur essentiel de l’amélioration de la compétitivité.

B. Le facteur capital et les ressources naturelles

Le facteur capital représente l’ensemble des moyens de production durables (de plus d’un an) dont disposent les entreprises et les administrations (équipements, bâtiments, terrains, machines, etc.) ou les ménages (logements). En économie, dans une optique de production, on parlera de capital technique. Acquérir des biens de production consiste à investir, soit pour renouveler, soit pour se développer, soit pour améliorer l’efficience de l’activité. On distingue généralement les investissements matériels (ou corporels) et immatériels (incorporels).

Les ressources naturelles que le capital technique transforme constituent également un facteur de production à part entière. Elles représentent des consommations intermédiaires (matières premières, énergies, eau, etc.) indispensables au développement économique. Cette utilisation pose le problème de leur rareté et de leur épuisement, faisant écho à la notion de développement durable. Pour Antoine de Saint-Exupéry : « Nous n’héritons pas de la Terre de nos parents, nous ne faisons que l’emprunter à nos enfants […] ».


II. Comment combiner efficacement les facteurs de production ?

A. La mesure de la productivité

La productivité est le rapport entre un volume de production et les quantités de facteurs de production utilisés (heures de travail, nombre de salariés, machines, etc.). Ce calcul permet d’apprécier l’efficacité de la combinaison productive. On distingue généralement la productivité du travail (valeur de la production / quantité de travail utilisé) et la productivité du capital (valeur de la production / coût du capital utilisé pour obtenir cette production).
En France, la productivité du travail reste globalement positive, mais les gains les plus importants datent d’avant les années 2000. Depuis, seuls l’agriculture et les services accroissent leur rythme de progression. Sur un siècle, la productivité du travail a été multipliée par 18.

B. La substitution du capital au travail

Les choix effectués dans la combinaison productive conduisent à substituer les machines à l’homme. On parle alors de substitution du capital au travail.
À court terme, les gains de productivité permettent de produire plus avec autant, voire moins de travailleurs, et conduisent à supprimer des emplois.
À long terme, les gains de productivité ont des effets positifs sur l’emploi :
– pour remplacer les hommes par des machines, il faut produire les machines, puis les entretenir ;
– les gains de productivité stimulent la croissance, d’où des créations d’emplois ;
– le durée annuelle du travail a été réduite, en un siècle, de 45 % (passant de 2 900 heures à 1 600 heures environ) ce qui dynamise l’emploi dans le secteur des loisirs.
Néanmoins, les emplois les moins qualifiés sont détruits. Ils sont remplacés par des machines. Parallèlement à ces suppressions d’emplois, de nouveaux métiers apparaissent, faisant appel à de nouvelles qualifications.

C. Le capital humain et les gains de productivité

Le capital humain est composé de l’ensemble des connaissances qui facilitent la création du bien-être personnel, social et économique. C’est un bien immatériel qui peut faire progresser ou soutenir la productivité, l’innovation et l’employabilité.
L’éducation participe au processus de création de capital humain, qui représente une source essentielle des gains de productivité.
L’ensemble des dépenses concernées constituent un investissement pour l’individu, qui accède à des postes de meilleure qualification et s’adapte continuellement, ainsi que pour la société toute entière qui voit son PIB augmenter.
Le développement économique est lié à l’éducation des populations. Plus l’effort d’apprentissage est soutenu, plus le rythme de croissance est fort, plus la richesse est grande.

III. Comment mesure-t-on la création de richesse ?

A. De la valeur ajoutée au produit intérieur brut (PIB)


Dessine-moi l'éco : Qu'est-ce que le Produit... par Dessinemoileco

La richesse créée par les entreprises est mesurée par la valeur ajoutée produite. Elle représente le chiffre d’affaires diminué des consommations intermédiaires, c’est-à-dire l’ensemble des éléments externes ayant permis la production (matières premières, marchandises, services, etc.).
Cette valeur permet de rémunérer les autres partenaires : l’État (par le biais des impôts), le personnel (au travers des salaires) et les prêteurs (dont la banque, au moyen des intérêts, et les associés, par le biais des dividendes). Après amortissement des machines, le reste servira d’autofinancement.
La richesse nationale (le PIB), est issue de la somme des valeurs ajoutées réalisées par les entreprises situées sur le territoire national, sans condition de nationalité. L’activité non marchande (les administrations) complète cette valeur pour environ 1/3 du total.
Le PIB de la France pour l’année 2011 s’établissait à environ 1 800 milliards d'euros (en monnaie constante base 2005, c’est-à-dire en volume) et 1996,6 milliards d'euros (en monnaie courante, c’est-à-dire sans tenir compte de l’effet de l’inflation par rapport aux années précédentes).
On distingue le PIB en valeur (en monnaie courante), du PIB en volume (en monnaie constante).

B. Le taux de croissance, indicateur du dynamisme d’une économie

Pour analyser et comparer les résultats obtenus dans le temps par un ou plusieurs pays, on calcule le taux de croissance du PIB. Il s’agit de mesurer l’évolution annuelle du PIB, chiffrée par la variation exprimée en pourcentage : taux de croissance =  (PIB n – PIB n-1) / PIB n-1
Cet indicateur est essentiel pour les institutions chargées de mener la politique économique d’un pays.
Lorsqu’il est positif, la richesse créée progresse, lorsqu’il est négatif, elle diminue d’une année sur l’autre. En période de crise économique (années 2008-2009), il ralentit et peut devenir négatif (dépression).
Les pays qui connaissent les plus forts taux de croissance sont la Chine (+ 10 %) et l’Inde (+ 7 %), traduisant un dynamisme économique marqué.
Pour les pays occidentaux, l’Allemagne (+ 3,6 %) mène le groupe de tête, dans lequel figurent également les États-Unis (+ 2,9 %) et la France (+ 1,4 %).

C. Le PIB, un indicateur imparfait

Le PIB est un indicateur controversé puisqu’il ne considère que des éléments économiques et financiers avec une approche globale, loin des différences qui existent entre les individus d’un même pays.
Techniquement, son calcul laisse à désirer, il « oublie » une grande part de la richesse réelle. Ainsi, ne sont pas pris en compte : le travail bénévole, l’activité domestique, le travail et les activités non déclarées.
Par ailleurs, son analyse n’est pas optimale : l’utilisation des ressources naturelles (non renouvelables), l’impact de l’homme sur la terre ou encore les pollutions jouent parfois comme un accélérateur de PIB.
Enfin, on lui reproche de ne pas donner une mesure du bien-être pourtant essentielle. Cela peut conduire à lui préférer d’autres indicateurs (IDH), ou à recommander de modifier son mode de calcul (Commission Stiglitz).

 

Net-tement plus
     
     
     

 


Date de création : 11/09/2012 @ 19:13
Dernière modification : 31/10/2013 @ 11:33
Catégorie : - Economie 1ère
Page lue 11508 fois
Précédent  
  Suivant


Réactions à cet article

Personne n'a encore laissé de commentaire.
Soyez donc le premier !